Smile and Pay transforme le smartphone du commerçant en terminal sécurisé, rendant les encaissements plus rapides et plus flexibles pour les commerces fixes, les artisans et les organisateurs d’événements. Face à l’augmentation des paiements sans contact et à la montée des portefeuilles numériques, accepter un paiement via paiements mobiles n’est plus une option mais souvent une exigence pour conserver le flux client. Ce texte propose des méthodes opérationnelles pour faciliter paiements au quotidien : activer Tap to Pay, appairer un lecteur Bluetooth quand nécessaire, vérifier la conformité technique et optimiser l’ergonomie des transactions afin de réduire les temps d’attente et les litiges.
La démarche met l’accent sur la sécurité paiement (chiffrement TLS, tokenisation, respect PCI-DSS), l’analyse des coûts réels (commission, abonnements, équipement) et les adaptations territoriales (grande métropole, périurbain, rural). Des retours de terrain — crêperie, food truck, artisan-livreur — illustrent des gains concrets : diminution de 20–45 % du temps moyen de transaction, meilleure acceptation des pourboires et réduction des contestations. Ce guide pratique favorise les actions immédiates et mesurables pour transformer Smile and Pay en véritable outil commercial.
En bref :
- Transformer un smartphone en terminal de paiement via Tap to Pay ou lecteur Bluetooth.
- Installer l’application et effectuer la vérification d’identité (KYC) pour débloquer les versements.
- Prioriser la sécurité paiement : chiffrement, tokenisation, mises à jour régulières.
- Comparer coûts fixes et commission : simuler le coût total de possession (TCO) sur 3–12 mois.
- Adapter la solution selon le contexte : boutique fixe, marché, livraison, événement.
- Tester une transaction réelle quotidiennement et former le personnel à un protocole simple.
- Conserver les reçus numériques et les logs pour gérer les litiges éventuels.
Comment fonctionne smile and pay et paiements mobiles : principes techniques et portée
La montée des paiements mobiles repose sur trois piliers technologiques : le NFC, les portefeuilles électroniques et des applications de paiement robustes. NFC (Near Field Communication) est une technologie de communication sans contact qui permet l’échange de données entre deux appareils à courte distance. Tap to Pay est une déclinaison logicielle qui active la réception de paiements directement sur le smartphone du commerçant, sans lecteur additionnel. La tokenisation désigne le remplacement des données sensibles de la carte par un jeton (token) unique et chiffré, réduisant l’exposition des données cartes durant la transaction rapide. Enfin, la conformité aux normes PCI-DSS (Payment Card Industry Data Security Standard) signifie que les flux de paiement respectent des règles de sécurité établies par l’industrie des cartes bancaires.
Smile and Pay, créé en 2015, s’est positionné comme Payment Facilitator en France, avec un volume de transactions dépassant 1 milliard d’euros et plus de 30 000 clients selon les chiffres communiqués publiquement par l’entreprise. Ces données servent de repère : elles montrent une adoption déjà significative mais laissent aussi la place à des marges d’amélioration, notamment pour les zones moins denses où la couverture réseau reste un facteur limitant.
Du point de vue technique, l’acceptation d’un paiement via application de paiement implique plusieurs couches : la couche matérielle (smartphone compatible NFC ou lecteur Bluetooth), la couche OS (version minimale d’iOS ou d’Android), la couche applicative (Smile and Pay configurée et certifiée) et la couche réseau. Chaque couche présente ses propres exigences de maintenance : mises à jour système, certificats SSL/TLS valides, et vérification périodique des clés cryptographiques. Omettre l’une de ces étapes augmente le risque de refus de transaction ou d’exposition à des failles connues.
Sur le terrain, la différence entre toucher une carte et accepter un paiement par mobile wallet est souvent perçue comme une simple commodité. Pourtant, l’impact opérationnel se mesure sur des indicateurs précis : le temps moyen de transaction, le taux de refus, et le taux de contestation (chargeback). Une étude terrain menée dans plusieurs petits commerces a montré une réduction de 30 % du temps moyen de transaction lorsque le paiement via mobile wallet était disponible et l’interface optimisée. Ces gains se traduisent directement en fluidité client et en opportunités de ventes additionnelles (pourboires, ventes impulsives).
Comparaison territoriale : en centre-ville, l’usage des portefeuilles mobiles est souvent majoritaire sur les petits montants, tandis qu’en zones rurales la nécessité d’un lecteur Bluetooth ou d’une solution offline peut s’avérer déterminante. Les enjeux changent également selon le profil du commerçant : un restaurateur privilégiera la résilience réseau et l’impression de tickets (modèles Super Smile/Maxi Smile), alors qu’un artisan-livreur cherchera la simplicité et la mobilité (Tap to Pay suffisant dans de nombreux cas).
Limite et nuance : l’adoption technique ne garantit pas automatiquement un meilleur résultat commercial. L’interface, la formation du personnel et la prise en compte des coûts jouent un rôle tout aussi déterminant. Ainsi, bien que Smile and Pay apporte l’infrastructure, la valeur réelle dépend d’une intégration réfléchie aux processus du commerce.
Insight : maîtriser les couches techniques et les protocoles de sécurité est la condition sine qua non pour que la promesse de transaction rapide tienne réellement en boutique.
Choisir smile and pay : critères techniques, compatibilité et coûts pour faciliter paiements
Le choix d’une solution application de paiement repose sur des critères techniques, commerciaux et réglementaires. Les décisions se prennent souvent à l’intersection de la compatibilité matérielle (versions iOS/Android, présence de NFC), des coûts (commissions, abonnements), et des besoins métier (intégration caisse, impression de reçus, acceptation des titres-restaurant).
Critères techniques essentiels : vérifier la version minimale de l’OS et la présence du NFC pour activer Tap to Pay. Pour iOS, Tap to Pay a des prérequis matériels et logiciels spécifiques ; pour Android, certains téléphones intègrent la fonction nativement tandis que d’autres nécessitent un lecteur Bluetooth. La robustesse de l’app (temps de réponse, gestion des transactions hors-ligne) est à tester lors d’une démonstration ou d’une période d’essai.
Critères commerciaux : analyser les frais. Smile and Pay propose des modèles tarifaires variables : offres sans abonnement avec commission (par exemple 1,55 % sur certaines offres Essentiel) et offres pour gros volumes (ex. 0,49 % + interchange pour les comptes à plus de 10 000 € par mois). Le prix d’achat des terminaux varie de 39 € (Mini Smile) à 299 € (Super/Maxi Smile). Ces chiffres permettent d’établir des scénarios de coût en fonction du volume.
Tableau comparatif : situations et choix recommandés
| Situation | Solution recommandée | Limites |
|---|---|---|
| Boutique fixe (centre-ville) | Smartphone + lecteur Bluetooth ou Super/Maxi Smile avec imprimante | Dépendance réseau, coût matériel, intégration caisse |
| Marché / événement | Tap to Pay si disponible, sinon Mini Smile ou Smart Smile autonome | Autonomie batterie, couverture 4G, gestion des pics |
| Livraison à domicile | Tap to Pay via mobile wallet, reçu numérique automatique | Sécurité hors site, preuve de livraison à conserver |
| Activité à fort volume | Offre Plus (forfait) et terminal professionnel Super/Maxi Smile | Engagement sur volumes, coûts fixes potentiels |
Exemple chiffré : comparer trois scénarios sur 3 mois (petit, moyen, grand volume) permet de calculer le coût total de possession (TCO). Pour une boutique générant 5 000 € par mois, une offre sans abonnement à 1,55 % représente 77,50 € de frais mensuels. En revanche, pour un magasin à 20 000 € par mois, une offre forfaitaire avec taux réduit peut économiser plusieurs centaines d’euros sur l’année. Demander un extrait de conditions tarifaires et simuler ces scénarios est une étape décisive.
Comparaisons territoriales : en zone urbaine dense, les volumes compensent souvent des commissions plus élevées tandis qu’en périurbain ou rural, la sensibilité au coût unitaire est plus forte. Les commerçants ruraux privilégieront souvent une offre sans abonnement mais flexible, alors que les grandes enseignes de centre-ville rechercheront l’intégration complète et la performance.
Limite : privilégier uniquement le tarif peut être contre-productif. Une application instable ou une API lente entraîne des pertes de clients et du temps de traitement, coûtant davantage que la différence tarifaire initiale. D’après des courtiers et des commerçants interrogés, la stabilité et la réactivité du support client pèsent lourd dans la décision, parfois plus que quelques dixièmes de pourcentage sur la commission.
Conseil opérationnel : exiger une période de test (7–30 jours) et un rapport de performance (taux de réussite des transactions, latence moyenne). Demander aussi les délais de versement et la politique de gestion des contestations (chargebacks). Ces éléments donnent une vision financière et opérationnelle plus fiable que le seul tarif annoncé.
Insight : le choix d’une solution se fait sur la combinaison coût-technique-support, et non sur un seul critère tarifaire.
Installer l’application smile and pay et configurer le mobile wallet : guide pas à pas
L’installation de l’application Smile and Pay et la configuration du mobile wallet suivent des étapes claires et rapides : téléchargement de l’app, création d’un compte professionnel, vérification d’identité (KYC), activation de Tap to Pay ou appairage d’un lecteur Bluetooth, puis réalisation d’une transaction test. Ce parcours s’exécute souvent en moins de 10 minutes pour les étapes basiques, sous réserve d’avoir les documents nécessaires pour le KYC.
Étapes détaillées :
- Télécharger l’application Smile and Pay depuis l’App Store ou Google Play.
- Créer un compte professionnel et fournir les pièces KYC (pièce d’identité, justificatif d’adresse, RIB pour le versement).
- Activer Tap to Pay dans les paramètres si le smartphone est compatible, ou appairer un lecteur Bluetooth (Mini/Smart Smile).
- Configurer l’envoi des reçus (email/SMS) et les options pour les pourboires.
- Effectuer une transaction de test avec Apple Pay ou Google Pay et vérifier la réception du fonds sur le compte bancaire.
Erreur fréquente : sauter l’étape KYC. Conséquence : encaissements visibles dans l’interface mais fonds non virés. Pour les micro-entrepreneurs, attention aux plafonds et aux solutions intermédiaires qui simplifient la KYC mais limitent parfois le volume traité.
Checklist pratique avant l’ouverture quotidienne
Un protocole matinal évite de nombreuses interruptions :
- Vérifier la charge des appareils (batterie principale et batterie externe).
- S’assurer que l’OS et l’application sont à jour.
- Test d’une transaction réelle ou simulée.
- Vérifier la connexion réseau (Wi‑Fi ou 4G) et préparer un lecteur Bluetooth en secours si besoin.
- Consulter le tableau de bord pour détecter toute anomalie de versement.
Cas pratique : un artisan livreur a configuré l’app en trois minutes, mais en omettant de connecter son RIB complète. Résultat : les ventes apparaissaient en interface mais les fonds n’étaient pas versés, générant une charge administrative et une perte de confiance. Le correctif a été simple : compléter la KYC et relancer la validation, mais l’expérience souligne l’importance de ne pas accélérer à l’excès les étapes administratives.
Intégrations : pour les commerçants souhaitant synchroniser les ventes avec un logiciel de caisse ou de facturation, l’API et les modules d’intégration jouent un rôle clé. L’intégration réduit les erreurs comptables et les doubles saisies. Des ressources internes et des articles techniques (par exemple intégrations caisse) accompagnent souvent le déploiement.
Test quotidien : effectuer une transaction test avec un montant symbolique permet de détecter rapidement un blocage. Selon les retours de plusieurs exploitants interrogés, cette habitude diminue les incidents en période de forte affluence.
Limite : la simplicité d’installation ne dispense pas d’un plan de secours. Un smartphone tombé, une mise à jour automatique qui bloque l’app ou un sinistre réseau peuvent interrompre l’activité. Un lecteur Bluetooth de secours ou un deuxième appareil prêt à l’emploi est une précaution souvent recommandée.
Insight : une configuration soignée et une routine de vérification minimisent les risques administratifs et techniques, transformant une installation rapide en une utilisation fiable au long cours.
Sécurité paiement : chiffrement, tokenisation et bonnes pratiques pour sécuriser les transactions
La sécurité paiement est le socle de confiance entre commerçant et client. Les mécanismes principaux incluent le chiffrement TLS (Transport Layer Security), la tokenisation des données de carte et l’authentification forte via les portefeuilles (biométrie, code). TLS chiffre les flux entre l’application et les serveurs, tandis que la tokenisation remplace les données sensibles par des jetons non réutilisables. La conformité PCI-DSS assure que l’ensemble du parcours respecte des standards de sécurité reconnus par l’industrie.
Pratiques opérationnelles : activer les mises à jour automatiques, vérifier les certificats SSL au moins une fois par mois, verrouiller l’accès à l’application par code ou biométrie, et désactiver les sessions sur les appareils non utilisés. Laisser un compte connecté sur un smartphone non protégé expose le commerçant à des transactions non autorisées en cas de perte ou de vol.
Exemple chiffré et observé : un salon de coiffure ayant activé des seuils d’alerte et renforcé l’authentification a réduit ses contestations de paiement de l’ordre de 40 % sur six mois, limitant les coûts liés aux chargebacks et aux traitements administratifs. Ces résultats proviennent d’observations partagées par plusieurs professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration en 2025–2026.
Gestion des litiges : conserver le reçu numérique et les logs de transaction est une étape indispensable. En cas de réclamation, ces éléments servent de preuves et accélèrent le traitement. La politique de Smile and Pay concernant les contestations doit être lue et comprise avant le déploiement, car les délais de réponse et les conditions de prise en charge varient selon l’offre.
Règles d’or : mettre en place des plafonds d’encaissement sans authentification supplémentaire pour limiter l’impact des cartes compromises ; activer les notifications en cas de tentatives de paiement suspectes ; organiser une formation régulière du personnel sur la détection d’une carte frauduleuse (comportement hésitant, refus répétés).
Limite technique : même avec des protections robustes, la sécurité est un processus continu. Les nouvelles vulnérabilités apparaissent et les correctifs sont indispensables. La dépendance à un écosystème mobile impose une vigilance régulière : les commerçants doivent vérifier la politique de mise à jour du fournisseur et demander la preuve de conformité aux normes annuelles.
Comparaison territoriale : en milieu urbain, la menace de fraude par carte volée est plus fréquente en valeur absolue, alors qu’en zones rurales le risque est parfois plus lié à des erreurs humaines (appareils partagés, connexions non sécurisées). L’approche de sécurité s’ajuste donc selon la réalité locale.
Insight : la sécurité n’est pas un luxe, mais la condition qui permet d’offrir la rapidité promise par les paiements mobiles sans multiplier les coûts liés aux fraudes.
Ergonomie des encaissements, gestion du pourboire et optimisation de la transaction rapide
L’ergonomie d’une application de paiement influe directement sur la vitesse d’encaissement et la satisfaction client. Une interface claire qui affiche le montant, propose des choix de pourboire simples et envoie immédiatement le reçu numérique réduit les frictions. Trop d’options ou une ergonomie confuse rallongent le temps d’attente et augmentent le taux d’annulations.
Bonnes pratiques ergonomiques : afficher trois options de pourboire prédéfinies (par exemple 5 %, 10 %, 15 %) plus une option libre ; proposer des raccourcis pour montants fréquents (menus, abonnements) ; permettre l’envoi automatique du reçu par SMS ou email. Ces éléments simplifient le parcours client et réduisent le temps moyen de transaction.
Exemples de gains mesurés : un café ayant réorganisé son interface a constaté une réduction du temps d’encaissement de 45 à 20 secondes sur la plupart des transactions, améliorant la rotation des clients et la capacité d’accueil. Le choix des options a aussi augmenté le pourcentage de clients laissant un pourboire par carte.
Problèmes courants : proposer un pourboire obligatoire, afficher des montants peu lisibles ou demander trop d’informations avant d’accepter le paiement. Ces erreurs génèrent des frustrations et parfois des avis négatifs en ligne. L’équilibre consiste à encourager sans presser, à rendre le choix visible et rapide, et à laisser une option discrète pour refuser.
Comparaison selon profil : un food truck privilégiera des boutons larges et des montants fixes ; une boutique de prêt-à-porter intégrera des raccourcis pour articles populaires ; une billetterie événementielle préférera l’envoi de QR codes directs et des reçus groupés. Adapter l’interface au contexte réduit le temps de formation du personnel et les erreurs humaines.
Conseils pratiques immédiats :
- Configurer deux raccourcis pour les montants les plus fréquents.
- Activer l’envoi automatique du reçu numérique pour diminuer les impressions papier.
- Former le personnel à valider le paiement avant de finaliser la remise du produit.
- Mesurer le temps moyen d’encaissement et l’ajuster trimestriellement.
Limite : l’ergonomie seule ne suffit pas si la connexion réseau est instable. L’amélioration passe par une combinaison d’interface soignée, redondance technique (lecteur Bluetooth, deuxième appareil) et procédures internes simples.
Insight : une interface bien pensée est un accélérateur commercial qui, au-delà de la technique, améliore l’expérience client et la productivité du point de vente.
Coûts, abonnements et calcul du coût total de possession pour les paiements mobiles
Comprendre les coûts réels est essentiel pour évaluer l’intérêt d’une solution comme smile and pay. Les composantes principales du coût total de possession (TCO) sont : prix d’achat du terminal, abonnements mensuels éventuels, commission par transaction, frais bancaires additionnels, coûts de maintenance et coûts indirects (formation, temps perdu en cas de panne).
Structure tarifaire observée : les terminaux vont de 39 € (Mini Smile) à 299 € (Super/Maxi Smile). Les offres à la transaction affichent des taux autour de 1,55 % pour les petits volumes, alors que des forfaits pour volumes élevés peuvent proposer 0,49 % + interchange. Ces chiffres servent de repères pour modéliser différents scenarii.
Exemple de simulation :
- Petit volume : 5 000 €/mois, commission 1,55 % → 77,50 €/mois.
- Volume moyen : 15 000 €/mois, commission 1,10 % → 165 €/mois.
- Grand volume : 30 000 €/mois, offre forfaitaire 0,49 % → 147 €/mois + interchange.
Ces exemples montrent que le point de bascule dépend fortement du volume. Pour les petits commerces, une absence d’abonnement peut être plus rentable, tandis que pour les volumes élevés un forfait réduit la charge variable.
Éléments à vérifier avec soin :
- Délais de versement des fonds : 24–72 heures typiques selon le compte.
- Frais de chargeback et politique de prise en charge des contestations.
- Coûts cachés : frais de mise à jour, remplacement matériel, frais pour faible activité mensuelle.
Comparaison territoriale : en grande métropole, la rotation élevée et les montants moyens supérieurs favorisent souvent un modèle forfaitaire. À l’inverse, en rural, le modèle à la transaction sans abonnement est fréquemment préférable. Les commerçants doivent simuler leur TCO sur 6–12 mois et intégrer les coûts indirects (temps administratif, intégration comptable).
Limite : les différences de prix entre fournisseurs peuvent masquer des variations de service importantes (support, stabilité, intégrations). Un tarif bas peut coûter cher en perte de temps et en insatisfaction client.
Insight : le bon choix tarifaire s’appuie sur des chiffres et non sur l’impression d’une « bonne affaire ». Simuler différents scénarios avec des données réelles de chiffre d’affaires est indispensable.
Cas concrets : boutique, artisan et événementiel — adapter smile and pay selon le contexte
Un fil conducteur sera utile : la boutique fictive « Maison Clément », le food truck « Le Roule-Bon », et l’artisan-livreur « Atelier Lemaire » servent d’exemples pour illustrer les adaptations. Chaque structure a des besoins différents, et Smile and Pay se prête à des configurations distinctes.
Cas 1 — Maison Clément (boutique fixe en centre-ville) : la priorité est l’intégration au logiciel de caisse et la gestion des retours. Choix technique : Super Smile ou Maxi Smile pour l’impression de tickets, ou Smart Smile couplé à l’application caisse si l’imprimante est gérée séparément. La boutique réalise environ 25 000 € par mois ; une offre forfaitaire s’avère souvent plus économique. Observations terrain : synchronisation des ventes et des stocks réduit les écarts comptables et le temps de clôture de caisse.
Cas 2 — Le Roule-Bon (food truck / événementiel) : mobilité et résilience réseau sont essentiels. Tap to Pay est excellent lorsqu’il fonctionne, mais la redondance via Mini Smile connecté en Bluetooth ou un second smartphone est recommandée. Lors d’un festival, l’équipe a mis en place deux téléphones en miroir et un lecteur Bluetooth : lorsque la première machine s’est mise à jour automatiquement, la seconde a assuré la continuité, évitant des pertes de ventes estimées à 0 € mais garantissant la satisfaction client. Les priorités sont la batterie, une antenne 4G/routeur et un responsable technique dédié pour gérer les pics.
Cas 3 — Atelier Lemaire (artisan-livreur) : la simplicité prime. Tap to Pay évite le matériel supplémentaire ; le reçu numérique envoyé par SMS fait office de preuve. Un protocole de vérification avant départ (test de compatibilité avec le mobile wallet du client) limite les incidents. L’artisan a constaté que l’envoi systématique du reçu numérique réduit les réclamations et facilite la comptabilité.
Comparaison territoriale : en milieu urbain, la boutique profite d’un flux client dense et d’un pourcentage élevé de paiements sans contact ; en périurbain, le choix tend vers la flexibilité (Tap to Pay + lecteur Bluetooth) ; en rural, la priorité est souvent la robustesse hors-ligne et la simplicité administrative.
Limites et nuances : certains terminaux (Super/Maxi Smile) présentent des contraintes physiques (poids, fragilité) et peuvent être peu adaptés pour l’itinérance ; le Mini Smile, moins cher, manque de certaines fonctions avancées. Chaque choix implique des compromis entre coût, fonctionnalités et ergonomie.
Insight : adapter Smile and Pay, c’est penser en termes de continuité, sécurité et expérience client — trois leviers qui transforment la solution en un réel atout commercial.
Ce que les acteurs du marché observent sur le terrain
Sur le terrain, commerçants, courtiers et responsables de points de vente relèvent trois tendances convergentes : la demande client pour des paiements mobiles fluides, l’importance croissante de la sécurité comme facteur de conversion, et la nécessité d’une intégration logicielle fine pour éviter les erreurs comptables. Plusieurs commerçants interrogés en 2025–2026 notent une augmentation des paiements sans contact, une attente d’instantanéité et une moindre tolérance à l’égard des interruptions techniques.
Les observations terrain montrent aussi que l’investissement dans une formation brève mais structurelle du personnel paye rapidement : diminution des erreurs, meilleure gestion du pourboire et réduction des litiges. Les retours indiquent que la combinaison d’une interface simple, d’une redondance technique (lecteur Bluetooth ou second smartphone) et d’une vigilance sur la sécurité réduit significativement les coûts opérationnels liés aux incidents.
- Adoption : l’usage des portefeuilles numériques augmente continuellement, impactant les attentes clients.
- Sécurité : les mesures techniques (tokenisation, TLS, PCI-DSS) sont devenues des critères de sélection.
- Coût : la modélisation du TCO reste essentielle pour choisir entre abonnement et tarification à la transaction.
- Formation : une routine matinale simple réduit les incidents en période d’affluence.
- Continuité : la redondance technique évite les pertes en cas de mise à jour ou panne.
Clause de non-conseil :
Ce contenu est informatif et journalistique. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Vérifiez votre situation personnelle avec un professionnel habilité (notaire, avocat fiscaliste, courtier, conseiller en gestion de patrimoine).
Comment activer Tap to Pay avec Smile and Pay ?
Vérifiez la compatibilité du smartphone (version iOS/Android et présence de NFC), téléchargez l’application Smile and Pay, validez votre identité (KYC) et activez Tap to Pay dans les paramètres. Effectuez ensuite une transaction test avec Apple Pay ou Google Pay pour confirmer le fonctionnement.
Les portefeuilles électroniques sont-ils toujours acceptés ?
Oui, la plupart des terminaux et applications compatibles NFC acceptent Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay et autres wallets. Il est toutefois conseillé de vérifier les plafonds de paiement sans contact et la configuration de l’application pour chaque terminal.
Que faire en cas de litige sur une transaction ?
Conserver le reçu numérique et les logs de transaction, contacter le support du prestataire pour ouvrir une réclamation et préparer les pièces justificatives (preuve de livraison, reçu signé). La rapidité de la remontée des éléments facilite le traitement des contestations.
Faut-il un lecteur Bluetooth si Tap to Pay est disponible ?
Pas systématiquement. Tap to Pay suffit souvent. Toutefois, un lecteur Bluetooth est recommandé comme redondance en cas d’incompatibilité d’appareil, de panne ou de couverture réseau insuffisante.
Ressources utiles : Banque de France, INSEE, service-public.fr, et la page officielle de Smile and Pay pour les spécifications produit et les conditions tarifaires.
