Saint Martin en Ré est présenté ici comme un véritable joyau de l’île, où le patrimoine historique cohabite avec des paysages de plages et une nature préservée. Village fortifié par Vauban, port de plaisance animé et centre administratif de l’Île de Ré, cette commune de 2 355 habitants (population municipale de référence millésimée 2023) reste une référence pour les séjours alliant tourisme culturel et balnéaire. Le réseau de pistes cyclables relie Saint Martin en Ré à La Flotte et au Bois-Plage, facilitant des déplacements doux et offrant une autre façon de découvrir le littoral. Entre marchés, musées et ruelles pavées, l’offre touristique s’appuie sur une qualité paysagère forte et des équipements de proximité : écoles, collège unique de l’île, hôpital local orienté gériatrie et services médicaux spécialisés. Le contexte environnemental impose toutefois des précautions : la commune appartient à un territoire à risque d’inondation et la gestion du littoral est soumise à des règles strictes qui encadrent l’urbanisme. Ce portrait invite à appréhender Saint Martin en Ré non seulement comme destination de vacances, mais aussi comme un lieu habité, vivant et soumis à des enjeux concrets — climatiques, patrimoniaux et économiques — qui façonnent son charme authentique.
- Position : chef-lieu de l’Île de Ré, port et centre administratif.
- Patrimoine : fortifications Vauban inscrites à l’UNESCO depuis 2008.
- Population : 2 355 habitants en 2023, +5,56 % depuis 2017.
- Climat : océanique tempéré (Köppen Csb), moyenne 13,5 °C (1991-2020).
- Économie : tourisme, agriculture (53,4 % des sols), pêche et nautisme.
- Mobilité : nombreuses pistes cyclables, port de plaisance actif.
- Risques : submersion marine, inondations et incendies de forêt à surveiller.
Saint Martin en Ré : patrimoine fortifié, Vauban et mémoire historique
Le visage de Saint Martin en Ré reste indissociable de ses remparts et de sa citadelle conçus par Vauban à la fin du XVIIe siècle. Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008 dans le réseau des Sites Majeurs de Vauban, ces fortifications composent une étoile visible du ciel et structurent l’armature urbaine du village. Leur vocation originelle était défensive, face aux menaces maritimes — la flotte anglo-hollandaise bombarda la cité en 1696 — et la mémoire de sièges comme ceux de 1622 et 1627 demeure inscrite dans les noms de lieux et les récits locaux. La citadelle, accessible par un pont et un portail de pierre, conserve un plan carré avec bastions et demi-lunes ; ses fossés accueillent désormais un paysage herbu et les promenades offrent une lecture tangible des strates historiques.
L’histoire militaire se mêle à des épisodes civils et sociaux marquants : durant le XIXe siècle, la citadelle a servi de lieu de transit pour les forçats envoyés aux bagnes d’outre-mer, un pan sombre de la mémoire qui irrigue aujourd’hui certains parcours de visite. L’Hôtel de Clerjotte, qui abrite le musée Ernest Cognacq, est un autre témoin majeur : bâti à la fin du XVe siècle et remanié aux siècles suivants, il présente des collections d’archéologie, d’ethnographie et de beaux-arts, reliant patrimoine bâti et récit insulaire.
Sur le plan patrimonial, la protection du littoral et des édifices impose des règles d’urbanisme précises. La loi littoral et les zones proches du rivage encadrent la constructibilité, tandis que les actions de restauration (récemment engagées pour certaines façades et l’hôtel de Clerjotte) témoignent d’un effort local pour concilier accueil touristique et conservation. Les visites guidées des fortifications, proposées en saison, permettent d’approfondir ces enjeux en expliquant la logique de bastions, l’évolution des techniques de défense et les réaménagements contemporains destinés à rendre ces espaces accessibles au public.
En comparant Saint Martin en Ré à d’autres villages de l’île, la singularité apparaît dans la densité du patrimoine et la variété des usages autour du port. Là où certaines communes littorales accordent plus de place aux plages, Saint Martin concentre patrimoine militaire, musées et une géométrie urbaine serrée autour de son bassin. Cette configuration a un impact concret pour le visiteur : la plupart des attractions sont accessibles à pied ou à vélo, ce qui favorise une expérience de découverte authentique et immersive.
Pour les acteurs locaux — restaurateurs, guides, artisans — la valorisation du patrimoine est un levier économique mais aussi une responsabilité. Des événements culturels réguliers (concerts, expositions temporaires au musée) s’appuient sur ces cadres historiques pour renouveler l’offre touristique hors saison. Néanmoins, la préservation implique des coûts et des priorités : entretien des remparts, adaptation des parcours pour l’accessibilité, et gestion des flux en été restent des sujets récurrents dans les débats municipaux. Insight final : la place centrale du patrimoine à Saint Martin en Ré rend la ville attractive, mais exige une politique cohérente de conservation qui tienne compte du climat littoral et des usages contemporains.
Saint Martin en Ré : le port, la pêche et l’économie insulaire
Le port de Saint Martin en Ré structure l’activité du village depuis des siècles. Ancien port de commerce prospère pour le sel et le vin, il a conservé la configuration singulière d’un bassin qui entoure un petit îlot — vestige du quartier des marins. Aujourd’hui, son usage principal est la plaisance : des places en port peuvent être réservées pour des journées ou des séjours plus longs, et la présence d’un petit nombre de pêcheurs maintient une filière locale visible sur les quais.
L’économie locale combine plusieurs secteurs : le tourisme reste prépondérant en haute saison, l’agriculture occupe une part importante des sols (53,4 % en 2018 selon l’occupation biophysique Corine Land Cover), et la pêche-ostréiculture demeure une ressource culturelle et économique. Le chantier naval historique et des constructeurs comme Latitude 46 illustrent une filière nautique spécialisée. La maison centrale installée sur la commune reste également un employeur significatif, tandis que l’offre de services (restaurants, hôtels, commerces) se concentre autour du port et de la place centrale.
Du point de vue du visiteur, le port offre un horizon gastronomique : cafés et terrasses permettent de goûter aux produits de la mer et à la cuisine rétaise, dans un décor de bateaux et de phares. L’observation du phare à l’entrée du port fait partie des routines des promenades ; les quais sont aussi des lieux d’événements (marchés, animations) qui rythment la saison estivale et prolongent l’attractivité hors-été.
La comparaison entre centre-ville fortifié, zones périurbaines et secteurs ruraux de l’île révèle des modèles économiques distincts. En zone urbaine (centre de Saint Martin), la tension touristique génère des flux de consommateurs et une offre diversifiée mais saisonnalisée. En périphérie et en zones rurales, l’agriculture et les espaces ouverts dominent, offrant un contraste marqué en matière d’emploi et de services. Cette disparité a des conséquences pratiques : les résidents permanents bénéficient d’un accès immédiat aux services médicaux et administratifs, tandis que les habitants des secteurs plus isolés sont tributaires d’une mobilitité via pistes cyclables ou voiture.
Les acteurs du tourisme observent des tendances nettes : une augmentation des courts séjours, une demande pour des hébergements de qualité et une sensibilité accrue aux pratiques durables (mobilité douce, consommations locales). Le positionnement de Saint Martin en Ré comme destination culturelle et balnéaire attire une clientèle recherchant combinaison de plages, d’authenticité et de patrimoine, plus qu’un simple séjour de villégiature balnéaire. Impact concret pour les professionnels : adapter l’offre hors saison, développer des produits culturels et investir dans la logistique portuaire pour accueillir navires de plaisance et événements nautiques.
Enfin, la gouvernance locale joue un rôle clé. La commune, chef-lieu de l’Île de Ré, concentre une partie des fonctions administratives et des services. Les politiques municipales influencent les orientations économiques : soutien aux filières maritimes, promotion d’un tourisme durable, et priorisation des travaux de restauration patrimoniale. Insight final : le port n’est pas seulement un décor ; il reste le centre économique et symbolique qui articule les activités de l’île et oriente les choix d’aménagement.
Saint Martin en Ré : balades à vélo, plages et nature préservée
La découverte de Saint Martin en Ré passe naturellement par la mobilité douce. Un réseau dense de pistes cyclables relie le village à La Flotte et au Bois-Plage-en-Ré, rendant possible une visite enchaînée des dix communes de l’Île. Le vélo transforme la perception des distances : en 20 à 30 minutes on peut rejoindre des plages, des marais salants ou des villages voisins, ce qui favorise un tourisme moins motorisé et plus respectueux des paysages. Les circuits côtiers et les sentiers autour des remparts offrent des panoramas changeants entre falaises, galets et bandes sableuses.
La Plage de la Cible, située à proximité de la citadelle, illustre la relation entre patrimoine et littoral : une petite bande de sable encadrée par les remparts et un ponton en bois qui invite à la baignade et à la pratique de la voile. Les « cabanons » blancs — petites dépendances disponibles pour entreposer affaires — sont typiques et renforcent l’image d’une plage familiale et protégée. Le caractère restreint des plages autour des remparts contraste avec d’autres secteurs de l’île qui disposent de longues étendues sableuses ; il en résulte une offre balnéaire focalisée mais de grande qualité.
Les espaces naturels ne se limitent pas aux seules plages. Les marais salants, prairies et bocages participent à une biodiversité riche et constituent une ressource éducative et touristique. Des observatoires d’oiseaux et des itinéraires pédagogiques permettent d’apprécier la faune et la flore locales. Les acteurs associatifs œuvrent pour la préservation des zones humides et pour des pratiques d’ostréiculture respectueuses des milieux.
Cependant, l’exposition aux aléas climatiques impose des mesures d’adaptation. La commune fait partie du Territoire à Risques Importants d’Inondation (TRI) La Rochelle-Île de Ré ; les tempêtes historiques (1924, 1957, 1999, Xynthia 2010) rappellent la vulnérabilité. Face à cela, des stratégies d’aménagement — rehaussement ponctuel des voies, protections naturelles, planification des usages littoraux — deviennent des impératifs pour préserver les plages et les infrastructures. Les visiteurs doivent aussi adopter des comportements responsables : respecter les zones végétalisées, limiter les nuisances sonores la nuit et trier leurs déchets afin de maintenir l’éco-système littoral.
Sur le plan pratique, plusieurs recommandations facilitent un séjour réussi : privilégier les déplacements à vélo, réserver les cabanons ou les transats à l’avance en haute saison, choisir des itinéraires hors des heures de pointe pour éviter la foule sur les quais, et consulter les informations météorologiques locales (Météo-France) pour adapter les sorties nautiques. Les comparaisons entre les espaces urbains, périurbains et ruraux de l’île montrent que la relation à la nature varie fortement : la centralité historique de Saint Martin offre un accès immédiat à patrimoine et plage, tandis que les secteurs plus ruraux proposent des étendues plus sauvages et moins fréquentées.
Insight final : l’équilibre entre accueil touristique, préservation des milieux et adaptation aux risques définit l’avenir des plages et des promenades autour de Saint Martin en Ré ; la mobilité douce reste l’outil le plus efficace pour conjuguer découverte et respect de la nature.
Saint Martin en Ré : musées, églises et vie culturelle
La vie culturelle de Saint Martin en Ré s’articule autour d’un patrimoine bâti remarquable et d’une programmation estivale dense. Le musée Ernest Cognacq, installé dans l’Hôtel de Clerjotte, présente des collections variées (archéologie, beaux-arts, ethnographie) et propose des expositions temporaires qui enrichissent l’offre hors des mois d’affluence. L’édifice, classé Monument Historique, est un exemple de l’attention portée à la conservation et à la mise en valeur des collections locales.
L’église Saint-Martin, fortifiée, offre une expérience particulière par son clocher-observatoire. L’ascension des centaines de marches jusqu’à la terrasse permet d’accéder à une vue panoramique sur le port, les toits et la mer — un bel angle pour comprendre la configuration urbaine. La reconstruction répétée de l’église après des destructions successives (guerre de Cent Ans, incendies, bombardements) témoigne d’une résilience patrimoniale qui alimente les récits locaux et les visites commentées.
La programmation culturelle s’appuie sur des rendez-vous populaires : les « Soirées Jazz en Ré » gratuites au mois d’août, les « Jeudis des peintres » qui réunissent artistes et promeneurs de la mi-juin à la mi-septembre, ainsi que des festivals et salons ponctuels. Ces événements créent des occasions de rencontre entre résidents et visiteurs, tout en offrant des débouchés aux créateurs et commerçants locaux. Le Phare de Ré, hebdomadaire d’information locale, structure la vie civique et relaie ces animations en saison.
Des parcours thématiques — architecture, histoire militaire, vie maritime — sont proposés par l’office de tourisme et par des guides indépendants. Ils s’adaptent à différents profils : familles, amateurs d’histoire, photographes. L’approche pédagogique des visites, combinant anecdotes (figures locales comme Ernest Cognacq ou Nicolas Baudin) et contextualisation historique, aide à rendre les lieux vivants et accessibles.
Comparativement, la densité culturelle de Saint Martin dépasse celle de nombreux villages littoraux de même taille grâce à la convergence d’institutions (musée, office de tourisme), d’acteurs associatifs et d’événements. Ce paysage culturel impacte directement l’économie locale : musées et animations contribuent à un étalement de la saison touristique et à une fréquentation plus qualitative. Limite : la dépendance aux saisons et aux conditions météorologiques oblige les organisateurs à diversifier les offres et à investir dans la communication et l’accueil.
Un exemple de réussite locale : la rénovation d’une aile de l’Hôtel de Clerjotte en 2006, permettant d’accueillir des expositions contemporaines, a démontré que l’adjonction d’espaces modulables multiplie les usages. De même, la concurrence entre attractions établies et nouvelles initiatives oblige à une coordination municipale sur les temps et les espaces de la programmation.
Insight final : la richesse culturelle de Saint Martin en Ré est un atout majeur pour un tourisme de qualité ; la synergie entre patrimoine bâti, initiatives locales et programmation événementielle reste la clé pour prolonger la fréquentation au-delà de l’été.
Saint Martin en Ré : services, équipements et qualité de vie pour les résidents
Pour qui envisage une résidence sur l’Île de Ré, Saint Martin en Ré offre une gamme de services comparativement étoffée pour une commune de son effectif. Chef-lieu de l’île, elle concentre des fonctions administratives, un collège public qui accueille l’enseignement secondaire unique de l’île, et des établissements médicaux : deux cabinets de médecins généralistes, trois cabinets dentaires, un centre de radiologie avec IRM et des spécialistes en ophtalmologie et gynécologie. Ces équipements s’ajoutent à une maison de retraite de 154 lits et à une offre paramédicale conséquente (kinésithérapie, diététique, etc.).
La présence de l’hôpital Saint-Honoré, orienté vers la gériatrie et disposant d’une capacité notable, constitue un point différenciant pour une île touristique où la population permanente augmente (2 355 habitants en 2023, +5,56 % depuis 2017). La concentration des services facilite le quotidien des résidents et rassure les familles ou les retraités cherchant une qualité de vie balnéaire avec un accès rapide aux soins.
Sur le plan éducatif, la commune dispose de deux écoles primaires publiques (maternelle et élémentaire) et du collège Les Salières, rassemblant historiquement plusieurs centaines d’élèves. Pour les familles, ces équipements sont un critère déterminant du choix d’installation ; en comparaison, les villages plus petits de l’île offrent moins de services et nécessitent des déplacements vers Saint Martin pour certains actes de la vie courante.
En matière de mobilité, les liaisons par pistes cyclables réduisent la dépendance à la voiture, tout en soutenant une économie de proximité. L’ouverture du pont de l’Île de Ré a modifié les flux et les logiques d’accès, mais la préservation du caractère piétonnier et la gestion du stationnement restent des enjeux urgents en haute saison. Les politiques municipales récentes cherchent un équilibre entre accueil touristique et maintien d’une vie locale sereine, par exemple en favorisant des zones de stationnement périphériques et en développant des services de navettes ponctuelles.
La comparaison entre zones urbaines, périurbaines et rurales de l’île montre bien les compromis à faire : le centre de Saint Martin offre un confort de services mais fait face à une pression foncière et à des nuisances saisonnières ; les zones rurales assurent plus d’espace et de tranquillité au prix d’un accès moindre aux équipements. Cette réalité a un impact concret sur les profils d’acheteurs et de locataires : familles et retraités privilégient souvent Saint Martin pour son offre de services, tandis que profils plus axés nature cherchent la périphérie.
Limitations et vigilance : la pression touristique et la contrainte du littoral limitent les possibilités d’extension urbaine. Toute décision d’achat ou de projet immobilier doit intégrer la réglementation littorale, l’exposition aux risques naturels (inondation, submersion) et la disponibilité des services hors saison. Clause de non-conseil : ce texte est informatif et journalistique. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Vérifiez votre situation personnelle avec un professionnel habilité (notaire, avocat fiscaliste, courtier) avant toute décision.
Insight final : pour les résidents, Saint Martin en Ré combine équipements et cadre de vie exceptionnel ; la qualité de l’offre repose sur un équilibre fragile entre services, contraintes littorales et saisonnalité.
Saint Martin en Ré : risques naturels, adaptation et urbanisme littoral
Le littoral confère à Saint Martin en Ré son charme mais implique aussi des contraintes réglementaires et des risques concrets. La commune appartient au Territoire à Risques Importants d’Inondation (TRI) La Rochelle-Île de Ré, identifié en 2012 et confirmé en 2018. Les tempêtes marquantes du XXe et XXIe siècle (1924, 1957, 1999, Xynthia 2010) servent de référence pour la planification des protections et des aménagements. Les cartes des surfaces inondables, travaillées sur trois scénarios (fréquent, moyen, extrême), guident aujourd’hui la gestion des zones basses autour du port et des marais.
La réglementation littorale — loi du 3 janvier 1986 — impose des principes d’inconstructibilité dans la bande des 100 mètres et des préconisations spécifiques figurant dans les plans locaux d’urbanisme. En parallèle, les règles de construction récentes (RE2020) classent la commune en zone H2b, ce qui a des implications pour la performance énergétique des bâtiments neufs et les choix techniques en matière d’isolation ou de ventilation. Ces éléments influent directement sur le coût et la faisabilité des projets immobiliers.
Le risque d’incendie existe également, le territoire étant inclus dans des zones classées à risque dans le plan départemental de protection des forêts contre l’incendie (PDPFCI). Des obligations de débroussaillement et des arrêtés réglementent l’usage du feu et les comportements des riverains. Des mesures collectives — plans communaux, signalétique, interventions préventives — complètent les dispositifs individuels.
Pour les habitants comme pour les gestionnaires, l’adaptation repose sur des solutions multiples : renforcement des cordons dunaires, revégétalisation, rehaussement ponctuel d’infrastructures, plans de prévention des risques (PPR) actualisés, et scénarios d’évacuation. L’usage des cartes Climadiag (Météo-France) et des projections DRIAS aide à anticiper les évolutions climatiques aux horizons 2030, 2050 et 2100. Les propriétaires et acquéreurs doivent vérifier la situation d’un bien via les ressources du BRGM et des cartes communales de risques.
Comparaison territoriale : les enjeux sont plus aigus sur la frange littorale et les secteurs urbanisés près du port que dans les zones agricoles intérieures. Cela influence la valeur d’usage et les décisions d’investissement : certains acheteurs privilégient la sécurité des secteurs surélevés, d’autres acceptent la proximité de la mer au prix de mesures de protection et de primes d’assurance potentiellement plus élevées.
Insight final : la prise en compte des risques naturels et de la réglementation littorale n’est pas optionnelle ; elle structure l’avenir de Saint Martin en Ré et conditionne les choix d’aménagement, de rénovation et d’urbanisme.
Saint Martin en Ré : tourisme responsable, hébergements et conseils pratiques pour les vacances
La réputation de Saint Martin en Ré comme destination de vacances repose sur un dosage entre charme historique, offres balnéaires et nature. Pour un séjour réussi, quelques règles pratiques permettent de concilier confort et respect du site. La réservation anticipée est recommandée pour l’hôtellerie et les locations, la haute saison concentrant la majorité des séjours. Les pistes cyclables permettent de limiter l’usage de la voiture et d’explorer l’île à un rythme paisible.
La variété des hébergements va de petites maisons de village à des offres haut de gamme. Pour une alternative en bord de mer, il est possible de découvrir d’autres rivages proches, par exemple la configuration côtière et les activités de Couarde-sur-Mer, qui offrent des plages plus étendues et des paysages différents. Pour une perspective historique et touristique sur les côtes normandes, la visite d’autres bourgs côtiers comme Yport illustre comment des villages de pêcheurs ont articulé patrimoine et attractivité balnéaire.
Quelques conseils pratiques : privilégier la mobilité à vélo, réserver les excursions nautiques en amont, planifier les visites guidées des fortifications et du musée en dehors des pics d’affluence, et choisir des horaires matinaux pour profiter des plages plus calmes. Côté gastronomie, tester produits locaux (huîtres, poissons, vins de proximité) sur les marchés du port contribue à une consommation durable et soutient les professions locales.
La commune propose aussi des options d’hébergement haut de gamme et des villas privatives, qui séduisent une clientèle cherchant confort et calme. La gestion de ces offres exige toutefois une attention particulière à la préservation des quartiers : limitation des nuisances nocturnes, respect des hauteurs de construction et insertion paysagère.
Limites et bonnes pratiques : éviter d’installer de grands équipements temporaires dans les zones sensibles, respecter les parcours de mobilité douce et limiter la fréquentation des secteurs écologiquement fragiles. À l’échelle de l’Île, la coordination intercommunal renforce la gestion des flux et l’offre d’activités durables.
Insight final : pour un séjour authentique à Saint Martin en Ré, combiner découverte culturelle, balades à vélo et choix d’hébergements responsables permet de vivre des vacances enrichissantes tout en ménageant les ressources naturelles et le cadre bâti.
Ce que les acteurs du marché observent sur le terrain et éléments clés à retenir
Sur le terrain, conjoints d’acteurs — agents immobiliers, restaurateurs, guides et élus — font état de signaux convergents : une pression touristique croissante pendant les mois d’été, une demande pour des courts séjours qualitatifs, et une attente forte pour la préservation du cadre. Les politiques locales, notamment en matière d’entretien des fortifications et de gestion du littoral, déterminent en grande partie la capacité de la commune à maintenir son attractivité.
| Indicateur | Valeur / Situation | Contexte / Impact |
|---|---|---|
| Population (référence 2023) | 2 355 habitants | +5,56 % depuis 2017 ; attractivité croissante hors saison |
| Température moyenne (1991-2020) | 13,5 °C | Climat océanique tempéré (Köppen Csb) ; étés frais et secs |
| Précipitations annuelles (station La Rochelle) | ~754,4 mm | Pluviométrie plus marquée en automne/hiver |
| Occupation des sols (2018) | Agricole 53,4 % | Forte présence agricole ; équilibre entre nature et urbanisation |
| Patrimoine classé | Fortifications Vauban (UNESCO 2008) | Atout touristique majeur ; responsabilités de conservation |
- Accessibilité : excellentes pistes cyclables, port de plaisance actif.
- Patrimoine : fortifications Vauban et musée Ernest Cognacq, éléments différenciants.
- Risques : TRI, submersions et incendies de forêt nécessitent vigilance et mesures d’adaptation.
- Économie : mix tourisme-agriculture-pêche ; saisonnalité prononcée.
- Services : bonnes infrastructures médicales et éducatives pour une commune de cette taille.
Insight final : Saint Martin en Ré combine un charme historique et un environnement naturel propice aux vacances, mais son avenir dépendra de choix d’aménagement attentifs aux risques littoraux et à la qualité de vie des résidents. La coordination entre acteurs locaux, la valorisation raisonnée du patrimoine et la transition vers un tourisme plus durable apparaissent comme les leviers essentiels pour préserver ce joyau de l’Île de Ré.
Comment accéder à Saint Martin en Ré depuis La Rochelle ?
La liaison s’effectue facilement via le pont de l’Île de Ré ; des services de bus saisonniers et des pistes cyclables relient La Rochelle et les communes de l’île. Le port accueille également des liaisons maritimes en haute saison.
Quelles sont les visites incontournables à Saint Martin en Ré ?
Les fortifications Vauban, la citadelle, le musée Ernest Cognacq et la montée au clocher de l’église Saint-Martin figurent parmi les immanquables, tout comme une promenade sur les quais et une baignade à la Plage de la Cible.
Le site est-il exposé au risque d’inondation ?
Oui. La commune fait partie du TRI La Rochelle-Île de Ré. Les cartes des risques et les PPR renseignent les zones concernées ; il est recommandé de se renseigner auprès de la mairie ou sur Géorisques pour un emplacement précis.
Quelles activités nature peut-on pratiquer sur place ?
Balades à vélo, observation des marais salants, sorties en voile et pêche à pied sont des activités courantes. Des itinéraires pédagogiques permettent aussi de mieux connaître la faune et la flore locales.
